Le jour J

Et bien voilà, le jour du Huy Night Run 2013 est arrivé. Après 9 mois de jogging, je suis au départ de cette course que je m’étais promis de faire. Toute cette journée du 7 juin, j’ai ressenti une certaine anxiété. Pourtant je connais le parcours, la distance n’est pas énorme, mais rien à faire je suis nerveux, et pour couronner le tout, mon rhume des foins s’est réveillé !

Vers 18h30, j’arrive à Huy, je retrouve Fabian mon coach et ensemble on va récupérer assez rapidement notre dossard. La longue attente du départ peut commencer.
Finalement ça passe assez vite, on retrouve les membres du groupe JCPMF de Villers-le-Bouillet, ceux du 0-5 s’alignent sur la petite distance à 19h30.
Une fois cette course démarrée, on essaye d’un peu s’échauffer avec Yves et Fabian, mais ce n’est pas très intensif…

Le départ est donné

20h15, plus de 1000 participants sont sur la ligne de départ, on se positionne aux avants postes pour être directement dans le bon rythme. On discute, et sans s’y attendre le départ est donné, une montée d’adrénaline et c’es parti ! Première constatation, c’est rapide, les meilleurs foncent à toute allure… Je m’étais dit que je commencerai tranquillement sur les 2 premiers kms, c’est raté ! Pourtant le premier km est fini en 4’48 » ! Je ne suis pas trop rassuré car il faut tenir une bonne allure si je veux atteindre mon objectif des 55 minutes à l’arrivée. Et à cette vitesse, je serai vite grillé. La montée du pont m’oblige à ralentir un peu, je retombe à du 5’20 au km pour le 2è et 5’29 pour le 3ème, 11 km/h c’est l’allure que je me suis fixé.

Le Rouge-Lion

On retraverse la ville et on se dirige à présent vers Tihange. Endroit de LA grosse difficulté du jour, la côte du Rouge-Lion. C’est une côte en palier, avec un fort pourcentage au début, un long faux-plat et une dernière côte assez raide pour arriver près du temple tibétain.

J’ai souffert dans cette côte où j’ai essayé de garder un rythme correct. Mais une douleur au mollet et un rythme cardiaque trop élevé m’ont obligé à ralentir pour ne pas me blesser sérieusement. On en est finalement à peine à la moitié de la course. Et comme après c’est plus roulant, je pourrai toujours rattraper le retard accumulé.

Malgré tout ces 2kms sont bouclés en 6’23 et 6’33 ce qui me permet d’atteindre la ligne des 5km en 28’33 ».
A partir de là, je sais que la seule difficulté sera de garder le rythme jusqu’à la fin. Surtout dans les kms 6 et 7 qui sont en descente. Malgré la douleur au mollet, j’arrive à tenir un peu moins de 12 km/h pour les faire en 5’11 et 5’08.
Plus que 3km a plat, sur une longue ligne droite qui n’en finit pas. C’est dur car on ne se voit pas avancer. Yves m’encourage et me dit de me bloquer sur son rythme. J’y arrive jusqu’au km 9 où il accélère un peu, je décroche mais ne le perds pas de vue.

Retour en ville

On est de retour en ville, il reste 1km et je regarde ma montre qui indique 49’40. C’est plus que possible d’atteindre l’arrivée en 55 minutes. Après le petit parc, j’essaye de donner tout ce qu’il me reste, on repasse sous la ligne de départ. Il reste +/-500m jusqu’à la grand place, j’accélère encore un peu. Il y a de plus en plus de monde autour de moi qui encouragent et donnent de la voix, mais je ne vois plus rien mis à part cette ligne d’arrivée. Ça y est j’y suis, je coupe direct ma montre… et… 54’58 » ! Je suis un peu dans les vaps, mais un sentiment de fierté m’envahit.

Après ces longs mois d’effort, j’ai terminé ce Huy Night Run 2013 en moins de 55 minutes.

Conclusion

Un belle course que ce Huy Night Run 2013, beaucoup de monde, beaucoup d’ambiance. Un parcours assez sympa si ce n’est les 2kms entre la caserne des pompiers et le retour en ville qui sont longs et monotones. Niveau organisation, c’était un peu le boxon au niveau des ravitaillements. J’en ai pas trop souffert car j’ai couru avec une bouteille d’aquarius, mais certains joggeurs se sont plains du manque d’eau. Avec la chaleur qui régnait, je comprend leur frustration. A l’arrivée, j’ai eu ma bouteille et une pomme, donc rien à dire. Personnellement mes objectifs sont atteints et c’est avec grand plaisir que je m’alignerai en 2014 !